Anna Maria Carulina Celli – Miroir


On s’éprend d’un idéal
Coup de foudre pour un miroir bizarre
Dans son cadre doré
Tourmenté d’écailles et de mailles
De cordes, de nœuds alambiqués
Une psyché magique
Réfléchit un trou noir
Aimer à cœur perdu
L’effleurement de la noyade
Ouvre la fleur d’orgueil
Mon beau miroir, je marche sur un fil
Mon beau miroir, je marche sans filet
Pour te traverser
Au lieu où le poing de la foudre
A fendu la clarté
Au passage de l’entaille de verre
Je perds des morceaux de moi
Je retiens prisonniers de mon visage
Des souvenirs en échardes
Mais je n’ai traversé que moi
La réflexion de ma flamme
S’en va s’éteindre dans le noir
De l’autre côté du miroir
Sous le halo d’une chandelle
L’amour dormait comme un enfant
Je l’ai regardé un instant
Son corps tremblait dans la lumière
Je l’ai regardé simplement
Sans oser le réveiller
Alors que j’étais le dormeur
Alors que j’étais le rêveur
Et le veilleur de nuit
Sur la pointe des pieds je suis allée
J’ai abandonné l’enfant
Sans pouvoir me réveiller
Mon rêve me poursuit
Dans le cadre doré
Tourmenté d’attaches et d’alliances anciennes
Je rêve sur les réverbérations flétries
Devant le miroir qui rit

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