Anne Perrin –  » Tu la baises  » extrait

T’es partie pour donner dans l’ivrognerie. Les jours passent. Tu ne vois plus personne. Tu restes enfermée chez toi. Les bouteilles sont tes compagnes. Un long défilé de cadavres encombre le couloir. Tu ne sais plus trop comment tu t’appelles. Tu as mal. Tu lui écris une lettre:

Tu écris que son corps t’a aimée. Ou plutôt que ton corps s’est senti aimé par son corps. Et que la femme n’est pas très douée pour faire la distinction entre le corps de l’esprit. Tu avoues que tu n’as pas su complètement désengager ta tête de cette histoire de cul. Que faire le deuil de cette histoire de cul va être long et difficile. Que jamais tu ne retrouveras l’intensité et le vertige vécus avec lui. Que cette chimie ne se vit qu’une seule fois dans sa vie.
D’ors et déjà, tu ressens la trace fugace que cela imprime et il va te falloir l’oublier pour ne pas passer ta vie à la chercher ailleurs. Ton absence de trois mois ne sera pas de trop pour tenter d’oublier. Malgré quelques frustrations nées de désirs accumulés, globalement tu as adoré le rencontrer. Tu termines la lettre en affirmant qu’un jour peut-être tu seras capable de le retrouver sans le sexe et ses réminiscences et que ce jour là vous serez amis. Tu lui souhaites plein de belles histoires d’amour et tu l’embrasses

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