Thierry Montgaillard – Cette étrange volupté…Qui me parle de toi…

La femme que je rêvais adolescent le soir,
Maintenant elle est l’âme de mon paysage,
Elle s’échappe des roses à son bon vouloir,
Irradie mon jardin en ouvrant son corsage.

Fleur désirable parmi mes fleurs, fidèle,
Elle ôte le soir sa robe de velours noir,
Puis elle glisse dans mes rêves qu’elle ensorcelle,
En redonnant de l’espoir au vieil l’arrosoir.

Cette belle fleur que j’effeuille à peine,
Avec qui je passe combien de nuits d’été,
A qui bizarrement je confie mes peines,
Apporte la lumière dans ma maisonnée.

Mais pour adoucir les rudesses de cet hiver,
Elle soulève les pétales de sa robe,
Ainsi entre le bonheur dans mon univers ,
Qui en s’ouvrant à moi, tout mon moi l’englobe

Alors, tout change, mon corps, ma peau, l’âme,
Comme un papillon que trompe sa bouche.
Mes yeux réclament son corps qui s’enflamme,
Apprivoisant le nectar en escarmouche.

Dès qu’un rêve se concrétise, il s’échappe,
Nous laissant béats comme fait seul l’amour,
Elle referme ses bras aux belles agapes,
Pour jouer avec mon cœur devenu balourd.

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