Jean Diharsce – Je ne sais si, comme Perros, j’ai la peur de mourir en éloignant la mer.

Je ne sais si, comme Perros, j’ai la peur de mourir en éloignant la mer.
Je sais seulement que j’ai envie d’y vivre.
J’en viens, elle me fut berceau, je l’ai bien assez dit et raconté mes rêves assis sur les rochers. Ne point se répéter, je les y ai laissés et passé cinquante ans rien qu’à les esquisser à quelques temps de pause, comme trous en éternités de terre.
Regarder et marcher. Sentir, humer le vent, lécher les vagues.
Cueillir un galet rond, des nacres translucides, offrir du bout du sel en y traçant des lèvres.
Demain et vite. Comme pour vivre. Utérin Enfin.
Tu vois, je ne dis rien des mains, je parle de la mer. Et de l’envie de vite.

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