Anna Maria Carulina Celli – Hâte



Se remplir du bruit de la mer, de la couleur de l’écume
Diamants lumières sur le rivage
Stridulations des oiseaux, des ailes de soie dans le vent
Entendre une autre langue
Les mots ne sont-ils que des mots ?
Mots pour dire le torrent, la rivière, les ruisseaux
Le pas des biches dans la neige
Les cultures découpent l’expérience singulière
Sons, sens, la bouche sait l’écho
Des gens d’ailleurs parlent avec d’autres mots
L’onde roule sous la langue
La terre colore les pieds de qui la foulent
Silex-foudre
Où la pluie tombe dru et ressemble au déluge
Petits morceaux d’âme s’éparpillent
Où les rafales emportent les feuilles
Dans le sillage des nuages
Où les forêts se jettent dans la mer
Et les montagnes tourbillonnent à l’intérieur des brumes
Rivières volantes
Parfois, on ressent une nostalgie du dehors
Là-bas, peut-être, les hommes là-bas
Les hommes se laissent
Plus facilement happer par le présent
Les hommes oublient
Plus facilement le passé
Changer de temps
manger la nuit et le sommeil
Vivre toujours à l’imparfait

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