Sylvain Josset (Arkel) – « puis le poème s’avancera »


Je tends un fil
Des racines d’arbres qui souterraines
S’avancent vers le fleuve
Il reste des berges
Pour remonter des affaires
Et vendre quelque livres
Pessoa, j’aime son chapeau
J’ai commandé le tombeau de Ségalen
Et j’aurai la mobylette bleue de Perros
A Noël
Je laisse Juarroz aux fous verticaux
Moi je vais me coucher
Le poème ne tient qu’à un fil
Fil d’araignée
Qui tend
Rimb voulait jouer avec les enfants de son âge
Verlaine lui a soufflé au cul
Il y a certains poètes ici et là qui circulent
Le ciel est plein d’autoroutes
Des perpendiculaires aux avantages bancaires
Et Metz toujours aussi présent que le hasard
Le dimanche est le jour des visites, amis ou famille
Je suis maladroit n’est-ce pas ?
…et le poème avance
Il tend un fil

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