Philippe Lecocq -JEUX DE MOTS


Du fond de sa province, aux neiges étincelantes,
Le poète amateur laissa courir sa plume
La faisant travailler jusqu’à ce qu’elle en fume,
La rendant fatiguée, épuisée, haletante.

Et sur les pages vierges, les mots jouaient, riaient,
Gais comme des oiseaux, souvent un peu volages.
Ils s’amusaient entre eux ou bien se disputaient,
Lui créant des soucis, en étant si peu sages.

Alors il se fâcha, et par enchantement,
Ils se positionnèrent dans l’ordre qu’il voulait.
Les lignes se suivaient, les pages également;

Tout se mettait en place, l’intrigue se nouait.
En un éclair soudain et une apothéose,
Le dénouement advint et l’histoire fut close.

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