SAISONS D’HOMMES – Parme Ceriset


Les feuilles dorent et les générations meurent.
L’azur ne s’émeut pas. Tout l’indiffère.
Il a vu défiler la houle des humains.
Le hêtre est pris de séismes.
Éruption de feuilles en vagues de lave
cruelles,
souveraines.
Les mille pépites de cuivre s’agitent
comme les écailles d’un poisson rutilant.
Voilà qu’une larme de feu se détache,
Je la dédie à mes ancêtres
puis une autre…
À mes aïeux.
Une feuille, une âme envolée vers la terre,
si loin des cieux…
Jusqu’au printemps où tout se régénère,
le couchant attend sa renaissance
en hibernant l’automne, l’hiver
comme un phénix bienheureux.
Parme Ceriset

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