Gilles Compagnon – J’ai poussé la porte du rêve

J’ai poussé la porte du rêve,
il m’attendait assis
sur une pierre à briquet
perdue, oubliée, un rien esseulée,
dans le frais foin du grenier
humant un peu le roussi…

Une lune tenue au bout
du bras d’un Pierrot,
tout au creux de sa paume,
un grisâtre arrosoir en l’autre main…

Une mini voix s’est fait
entendre
un miaulement craintif
sans doute…

Six quinquets verts me fixaient.
Trois petits matous ici étaient nés…

Le halo satellite veillait
par le hublot du silo à regain.

Pierrot vida soudain l’arrosoir,
tout à côté,
sur l’herbe sèche,

procédant ainsi
de la sorte
au baptême de l’advenu
tout encor tremblotant
nouvel arrivé trio

déposant mon rêve
là, en bas de page,
tout à fait par pur
et vrai hasard !

Toile Simon Garcia

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