Henri Baron – MISE À CORPS PERDU


Tu te joues du non-dit des roses
je ressens l’absence de ton parfum
mais je t’attendrai
s’il le faut jusqu’à l’ultime


Des gouttes de sang
tachent ma page vierge
en tremblantes lettres bleu-nuit
je t’écrirai s’il me reste un peu de souffle en vestige


Je sais que tu répondras
par un silence
cet insupportable et bruyant silence
à éclater mes tympans
transpercer mon cœur


Je sais qu’il faudra me résoudre
à la vie
sans tes baisers
sans tes caresses
sans le tendre de ton amour


Sans
sans toi comme cent mille ans
d’aridité
d’acidité
de sentiments asséchés
brûlés par des cataractes de sel
à trop laisser miroiter le ciel
et rabâcher le passé


Promesse des légendes phéromones
le désert refleurira
ruisselant de miel et de lait
la vigne remplira les barils
alors le temps d’un seul instant
laisse-moi l’once d’une espérance
une dernière danse
une seconde mort


Autobiopoèmes, Légendes

photographie HB

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s