Mokhtar El Amraoui – Mémorial


La lune étale ses corolles,
Jusqu’au bout de mes rêves,
Jusqu’au bout de mes chants.
Les souvenirs sont-ils perches ou restes ?
Le vent, au si long cours,
Guette la cendre et sa disparité.
Le glas est si lumineux
Que les pétales de ton nombril
Se disloquent aux franges de l’eau
Avec ces grains laissés à l’abandon,
Quand brûlaient, au ciné, tant de rizières.
Mais, pour toi,
Le ciel ployait en centaures
Vers une phrase cerceau
Que des enfants pâles et las,
Brisés d’étoiles,
Amenaient au faîte de bègues lits.
La clarté d’une paume
Fait toujours renaître cette amertume
Qu’un voyant ne peut jamais voir.
Telle une luciole nomade,
Le cri vomit sa danse, ses déroutes.
Alors, quel jardin pour fleurir le papillon ?
Parfois, une feuille d’automne ou un cadavre
Crissent croissent, au fusain de pas pressés.
 » Arpèges sur les ailes de mes ans « 

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