ALMANACH VERMOT 1932 : Pour l’amour d’un policeman

Une tragédie d’amour qui touche au roman  et dont la victime est une jeune aristocrate anglaise s’est déroulée à Chicago. Venue d’Angleterre pour rendre visite à sa sœur la comtesse Florence de Greely  descendit dans un des plus luxueux palaces de Chicago. Un jour, regardant par la fenêtre, la comtesse aperçut au milieu de la rue,  régularisant la circulation des voitures et des piétons, un jeune agent de police. Ce fut… » le coup de foudre « .

John Myer, un beau et solide gaillard, bien cambré dans sa tunique,  avait jeté le trouble dans l’âme de la jeune lady. Lorsqu’il était de service, elle ne quittait plus l’hôtel et ne pouvait s’empêcher d’admirer la belle prestance du préposé à l’ordre public.

Celui-ci avait bien remarqué l’attention dont il était l’objet, sans toutefois en rien laisser paraître.. Ceci ne fit du reste qu’accroître le désir qu’avait la comtesse de faire la connaissance  du joli policeman. Un jour qu’après son service terminé il regagnait son logement, elle le suivit et l’accosta près de saint-Roger Park. En quelques mots, brièvement, elle lui déclara sa flamme et lui demanda s’il voulait devenir son époux. Interloqué ? John Myer regarda sa jeune et belle interlocutrice avec étonnement. Puis, remuant négativement la tête, il lui répondit laconiquement : «  No Milady « je suis fiancé et me marierai à Noël « .

Sans proférer une seule parole, la jeune comtesse regagna son hôtel où, avec une forte dose de Véronal, elle s’empoisonna.

Lorsqu’on pénétra dans ses appartements, la mort avait fait son œuvre. Bien en évidence, sur la table de nuit, se trouvait une lettre adressée à John Myer : «  Puisque vous ne voulez pas m’épouser dans cette vie…disait la missive…pensez  au moins de temps à autre à Florence…qui meurt  parce qu’elle ne veut pas vivre sans vous « .

Cette romanesque histoire se terminera peut-être comme presque toutes celles du même genre se terminent en Amérique. Déjà différents  studios ont fait d’avantageuses propositions à John Myer, afin qu’il consente à tourner un film…dont il serait naturellement le héros…et dont le sujet serait ce drame d’amour. Jusqu’ici la décision de John est restée inconnue…Se laissera-t-il tenter par les alléchants cachets qu’on lui propose ?

FD article du 8 mai 1932

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