Christine Chaudet – Insulaires (extrait)

Ma solitude ne se nomme pas

Elle s’est imposée

charriant mes amours d’hier

leurs massacres

que mes pauvres mots

ornent d’un miracle

L’amour est un mot exilé

que je poursuis dans des mots

des cercueils

chaque aube fleurie

un grand drap dévasté

mon épaule qu’il caressait

et moi aimée

J’ignore les saisons

les îles et continents

J’ai tant voyagé

à l’endroit de l’envers

un large fleuve

pour horizon

un couloir où fuir

Celle qui ne se nomme pas

lui offrira un nom

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