Arkel – Et attendre…

J’ai mis le temps dans un grand train
Me suis assis sur des tonnes de convenance
N’ayant pas la lucidité du royaume
Je gratte des boutons amoureux
Avec l’obstination de l’amour
Je dois punir ma peau en ne cicatrisant pas
Les saisons vont changer
J’ai un loup dans le cœur
Paris est toujours beau
Avec les yeux de Marie
Sans tic-tac
Je compte le temps dans la première horloge
J’ai la violence d’un boucher qui découpe sa viande
Dans des directions différentes
J’embrasse des souvenirs dans un couloir de métro
J’ai toujours pris l’autre voie
Avec un océan dans les yeux
Chatelet Les Halles
Je conjugue sur tes hanches, tes seins, tes cuisses, et sur la bretelle de ton soutien-gorge découverte,
J’ajoute la somme des marées deux fois par jour, des caresses de pleins phares, de la tendresse quand la vérité était sous les langues, et les gorges prises dans de jolis vins,
Ne voulant me soustraire à des souvenirs de chacune et chacune, je laisse les histoires faire leur interprétation
J’ai embrassé ton visage avec les baisers dû à mon rang, j’ai dans la rue des Canettes connu Paris avec toi, os à moelle et Lagavulin, la tourbe qui fait la nuit, comme le limon d’un fleuve
Comme le limon d’un fleuve
Je m’interdis des territoires, n’ayant jamais eu la lucidité du royaume, je n’embrasserai plus,
Chatelet Les Halles, je suis descendu du métro, voulant m’assoir là et attendre…
Et attendre…

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