Christine Chaudet – Insulaires (extrait)

Nos caravanes poursuivent

le mirage de ton nom

écrit en creux dans le monde

Elles ont approché

les terres que tu possèdes

Tu nous les indiquais déjà

dans nos berceaux

aux désinences des jardins

Les noms que tu leur donnais gravitent

autour

des pierres

L’éclat des silex affleure

dans le noir renversé

Le doigt de l’enfant caresse

les brisures

du temps

et la bouche épelle

sur l’écritoire d’ombre

le cours du monde

Territoires flottants anneaux transparents

des ruisseaux

Fossiles des déserts Fertiles glaises des

marais nos caravanes poursuivent

le voyage

vers l’interrogation du rivage

vers une flèche de rochers

L’or de très vieilles mousses

collait sa robe de panthère

aux gris de l’Ile de Sein

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