A ma mère – Annick Du Pathys


Assise dans son fauteuil préféré
Dans la grande salle à manger,
Près de la fenêtre elle regardait
Le temps , les années passer,
Ne voyant même pas la télé
Devant elle toujours allumée.
Comme la vie s’est vite écoulée
Me voici déjà cloîtrée.
Dans ce pensionnat pour aînés
Hier encore j’allais danser
Sur les braises de ma jeunesse.
Insouciante de légèreté
Malgré les soucis je le confesse.
J »ai posé la clé de la maison.
Je ne sais plus où je l’ai jetée
Je ne Perds pourtant pas la raison.
Ils disent que je suis trop âgée
Mais je sais que ce n’est pas vrai
Je veux retourner chez moi
Je vous supplie, aidez-moi !
Je suis très bien consciente
Que je suis de ma vie au bout
Où est donc mon tendre epoux ?
Je ne veux pas rester là à l’attendre.
Il faut qu’il vienne me chercher
Je sais que je dois lui manquer.
Il aurait déjà dû venir
Ne pas me laisser là mourir,
Mon tendre époux, mon seul amour ,
Viens nous partirons tous les deux
Là-bas aussi nous serons heureux.

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