Les portes du passé oublié : La civilisation minoenne – Carmen Montet

En 6000 avant JC la civilisation minoenne en Crete

Un peuple descendant de l’Atlantide, rescapés du déluge ?

Naissance de la civilisation minoenne

Ce peuple sortit d’on ne sait va développer une civilisation si brillante si avancée si ingénieuse que l’étonnement et la perplexité des historiens, des archéologues nous amènent à penser qu’il pourrait bien s’être inspirer des civilisations disparues d’avant le déluge : des cités protohistoriques !

On nous dit que des paysans s’installent en Crète, une île de la mer méditerranée. Lentement leur mode de vie débouche sur la première grande civilisation d’Europe. Les Minoens doivent leur nom au roi Minos qui, pense-t-on, a régné sur l’île.

D’où tenaient -ils leurs connaissance, leur génie ?

La religion minoenne se caractérisait par l’absence de temples. La plupart des lieux de cultes ont en effet été identifiés directement dans les palais et les maisons. A l’intérieur, les symboles sacrés comme la double hache ou les cornes de vache ornent les murs. Enfin, l’archéologie dévoile une civilisation ingénieuse qui a su accomplir de véritables prouesses architecturales.

VERS 2 500 AV J.-C.

Les petits villages s’agrandissent et deviennent des villes. La population augmentant au point où les ressources de la terre ne peuvent plus répondre à ses besoins, beaucoup de personnes migrent vers des îles avoisinantes. Celles qui restent mettent de plus en plus l’accent sur le commerce pour améliorer leur situation économique

VERS 1 900 AV J.-C.

Construction des premiers palais :

Chaque ville est bâtie autour d’un immense palais. Celui de Cnossos est un des plus grand. Il possède plus de 1 000 pièces reliées par des couloirs, des escaliers et des cours. Les murs des palais sont décorés de fresques colorées qui représentent des scènes de la vie du palais, des plantes et des animaux. Le roi préside les cérémonies dans la salle du trône. Celui de Cnossos, en pierre, est le plus ancien d’Europe. Il se trouve toujours à sa place d’origine. Les Minoens ne bâtissent pas de grands temples, mais prient et font des offrandes à leurs dieux dans les salles du palais réservées à cet usage, ou dans de petits mausolées extérieurs.

L’habitat et la femme dans la société minoenne

Civilisation et religion crétoise  

Les Crétois voulurent très tôt cultiver un certain art de vivre, en développant leur confort matériel : les palais étaient bâtis afin que leurs habitants n’aient pas à souffrir de la chaleur ou du froid ; ils étaient de pourvus de salles de bains, de latrines et de « tout à l’égout. »

En Crète, il n’y avait pas ou peu d’esclavage (contrairement à l’Egypte.), et la femme était presque l’égale de l’homme. D’ailleurs, les Minoens ne vénéraient que des divinités féminines aux seins nus, et les archéologues n’ont trouvé aucune représentation de divinités masculines.

 pithoi

Les premiers palais ont donc été détruits vers 1700 avant notre ère, victimes a priori de tremblements de terre. Ils furent reconstruits par de nouveaux palais plus modernes, plus vastes, comportant plusieurs étages. Il y avait des appartements agrémentés de balcons, des bâtiments administratifs, des salles de réception, de nombreux sanctuaires, des ateliers, des magasins où étaient entreposés dans d’énormes jarres (les « pithoi » que l’on peut encore admirer sur les sites archéologiques des palais minoens) pour conserver l’huile, le vin, les grains, les céréales et les légumineuses. Toutes ces pièces étaient organisées autour d’une cour centrale. Il existait également une cour ouest pouvant comporter une structure à degré souvent associée à un théâtre. Les Minoens ont déployé dans ces palais toute leur ingéniosité, inondant les pièces de soleil grâce à des puits de lumière, installant des systèmes de circulation de l’air, de canalisation et d’évacuation des eaux (des siècles avant les Romains), de bains lustraux pour les appartements royaux, etc.

D’où tenaient- ils de telles connaissance , artistiques, techniques maritimes  ?

C’est un peuple de navigateurs de marins de marchands, de commerçants qui a parcouru les mers pendant des siècles s’appropriant la méditerranée comme berceau et qui a commercé avec le monde connu .La poterie crétoise retrouvée dans toute la région égéenne jusqu’en Sicile et en Espagne, montre l’expansion et la puissance maritime des Crétois à l’âge du bronze. Elle témoigne aussi des échanges que les Minoens semblaient entretenir avec leurs voisins méditerranéens et notamment avec l’Egypte antique qui évoquait les Crétois sous le nom de « Kefkiou ». Ces échanges avec l’Egypte semblent se retrouver dans l’art minoen. Caractérisé par un style naturaliste qui présage d’une harmonie entre le peuple et la nature environnante, il présente aussi quelques similitudes avec l’art de son voisin égyptien. Ainsi les figures de jeunes hommes et de jeunes filles apparaissent marchant de profil tout en présentant un oeil dessiné de face rappelant les bas-reliefs de l’Egypte antique.

Les traces laissées par les défunts évoquent aussi ces échanges. Un sarcophage retrouvé sur le site crétois d’Hagia Triada (datant de 1400 avant J.C., il est aujourd’hui exposé au musée d’Heraklion) indique que son défunt entretenait certainement des relations étroites avec l’Egypte antique. 

Un niveau de vie très haut

La société Minoenne s’est enrichie grâce à un commerce florissant et de grande ampleur, et les fouilles archéologiques indiquent que cette richesse était partagée par tous les membres de la communauté. Les nombreux documents écrits qui existent et ont été déchiffrés montrent que la circulation des marchandises dans les entrepôts de l’État était strictement gérée. Le niveau de vie était haut. Dans les palais, il y avait une plomberie sophistiquée, de merveilleuses fresques, des reliefs en plâtre et des cours découvertes.

Les Minoens avaient du temps libre et en consacraient une bonne partie aux sports, à la religion et aux arts. On ne peut que faire des suppositions sur leurs croyances religieuses, mais les vestiges des œuvres d’art indiquent un polythéisme comportant plusieurs déesses, y compris une déesse mère. La prêtrise était réservée aux femmes, mais le roi avait peut-être des fonctions religieuses aussi. En fait, le rôle des femmes — en tant que chefs religieuses, entrepreneuses, marchandes, artisanes et athlètes — était de loin plus important dans la société minoenne que dans d’autres sociétés, y compris celle de la Grèce.

Le système de gouvernement était une monarchie appuyée par une bureaucratie bien organisée.

Selon un mythe, un roi appelé Minos, dont le palais comportait mille pièces, a autrefois gouverné la Crète. En 1900, l’archéologue britannique Arthur Evans découvre un tel palais, le fouille et le restaure en partie. C’est lui qui introduit l’expression « civilisation minoenne » en l’honneur du roi légendaire.

Vers 1450 av. J.-C., la civilisation minoenne, qui semble avoir été pacifique et prospère

la plupart des Minoens sont des paysans qui élèvent des animaux, cultivent et pêchent. D’autres commercent sur place ou voyagent avec leur navires pour échanger ou vendre des marchandises. Les Minoens aiment les jeux tauromachiques comme la voltige à taureau. Celui-ci étant vénéré comme dieu de la Mer, la voltige faisait sans doute partie des cérémonies religieuses.

Impôts

Comme à Sumer, en Égypte et dans la vallée de l’Indus, les paysans doivent donner une partie de leurs récoltes et de leurs productions au palais. Ces denrées sont gardées dans des réserves et servent à nourrir les dignitaires de la cour et à payer les artisans du palais. Le reste est vendu.

Écriture

Dès que les Minoens se mettent à entreposer des denrées et à commercer, il leur devient nécessaire de noter les transactions. Ils utilisent pour commencer des pictogrammes, puis inventent vers 1 650 ans av. JC une forme d’écriture dite “linéaire A” que personne n’a jamais pu déchiffrer.

Le taureau est pour ce peuple un l’animal sacré.De nombreux jeux sont organisés en son honneur.

La civilisation

Les Minoens ont laissé un legs visuel stupéfiant (peintures, palais sophistiqués et œuvres d’art variées) et de nombreux documents écrits. Malheureusement, contrairement aux écrits des Égyptiens, des Hittites et des Babyloniens, qui nous renseignent notamment sur l’organisation sociale, les croyances religieuses et les évènements historiques, les écrits minoens qui ont été découverts jusqu’ici ne sont que des inventaires, détaillés et abondants, bien sûr, mais pas aussi révélateurs que ce qu’on aurait pu espérer. De plus, les personnes qui les étudient n’ont pu déchiffrer qu’une petite partie de la langue écrite des Minoens, ce qui complique les choses.

L’art : Ce qui est certain, c’est que les Minoens étaient des artistes talentueux, et l’esthétique semble avoir profondément influencé le sujet de leurs œuvres d’art. Selon certains, ils aimaient peut-être l’art pour l’art, ce qui représenterait une façon tout à fait différente de créer et d’utiliser l’art par rapport aux pratiques traditionnelles des autres sociétés de l’époque. Pour vérifier cette hypothèse, il faudrait faire des recherches plus approfondies.

On retrouve dans l’art des Minoens une faune et une flore abondante et luxuriante. Des dauphins, des pieuvres, des fleurs, des lys, des coquillages, des oiseaux mais aussi des créatures imaginaires comme le griffon apparaissent ainsi sur des cruches, des vases ou des bas-reliefs. Ces fresques murales de couleurs vives sont en relief, façonnées en plâtre. Elles semblent exprimer un rapport privilégié à la nature et un culte de la fertilité. Cette vénération se retrouve d’ailleurs dans la personnification de la nature en une figure religieuse, une femme, la Grande Mère (il faut néanmoins se montrer prudent concernant les pratiques religieuses des Minoens, les écrits ne permettant pas de confirmer cette interprétation). Les oeuvres d’art des Minoens nous révèlent aussi des scènes de boxe, de lutte, de tauromachie (sport consistant à sauter par dessus un taureau), de cérémonies religieuses conduites par des prêtres ou prêtresses et semblant se dérouler dans un climat de fête. Des animaux sacrés sont souvent représentés : le taureau, la vache, le chamois et les colombes. On voit également sur les vestiges mises au jour, d’élégants jeunes hommes et jeunes filles à la longue et foisonnante chevelure noire et bouclée

 Les Minoens régnaient en maître sur la Méditerranée. Cette période nommée « thalassocratie », se caractérise par la domination des princes crétois sur la mer. Une période qui se serait développée à l’âge du bronze. Elle fut même mentionnée au Vème siècle avant notre ère par les historiens Hérodote et Thucydide.

Une ile de légendes

La légende du roi Minos

Selon une légende grecque, le dieu Zeus tomba amoureux d’une belle princesse nommée Europe. Il se transforma en taureau et nagea vers la Crète avec la princesse sur son dos. Elle enfanta Minos, le premier roi de Crète

La légende du minotaure

Selon la légende, le Minotaure était une créature mi-homme mi-taureau qui vivait dans un immense labyrinthe sous le palais de Cnossos une ville de la Crete. Thésée, un jeune prince grec, voulait le tuer, et Ariane, la fille du roi Minos, lui donna une épée magique et une bobine de fil. En s’engageant dans le dédale, Thésée déroula le fil derrière lui et grâce à son épée, il tua le monstre et n’eut qu’à suivre le fil d’Ariane pour ressortir.

Zeus

Sur l ‘ile de Crete dans une grotte , selon la légende, Zeus aurait grandi caché, à l’abri des velléités meurtrières de son père.

Zeus est, selon Hésiode, le dernier-né des six enfants du Titan Cronos et de sa sœur Rhéa. Cette descendance sera considérée comme la branche olympienne par opposition à celle des Titans. Cronos, craignant la prédiction de ses parents, Ouranos et Gaïa, qu’il engendrerait un rival qui régnerait à sa place, avalait ses enfants dès leur naissance. Pour qu’un de ses fils échappe à ce sort, Rhéa, sur le conseil de Gaïa, substituera au dernier-né une pierre emmaillotée. Emporté en Crète, il fut élevé par les nymphes du mont Idab, allaité grâce à la chèvre Amalthée dans une grotte secrète de Lyctos. Ses cris qui auraient pu trahir sa présence furent couverts par le fracas des armes que les Curètes entrechoquaient dans leurs danses guerrières.

Le culte d’un Zeus « Krêtagénês » dans une grotte de cette montagne remonte à l’époque dite minoenne (-2000 – -2500)

La fin du monde

Destruction des villes minoennes :

On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé, mais à cette époque, un volcan de Théra, une île proche, est entré en éruption, causant sans doute un tremblement de terre ou un raz-de-marée.

VERS 1 450 AV J.-C.

La Crète est envahie par les Mycéniens (un peuple venu de Grèce) : Les Mycéniens détruisent les palais et la civilisation minoenne s’éteint peu à peu.

 Les Minoens demeurent ainsi un peuple mystérieux bien que les découvertes archéologiques révèlent une civilisation qui semble avoir développé une maîtrise certaine des arts, de l’architecture et de la navigation.Céramiques, orfèvrerie, métallurgie, gravure sur pierre, peinture, autant de discipline dans lesquelles les Minoens excellaient

L’éruption volcanique de l’île de Santorin a certainement dut être une véritable épreuve, elle n’explique pas tout. L’éruption est en effet datée de 1650 avant J.C  tandis que l’abandon des nouveaux palais remonterait à environ 1400 avant J.C.

l’éruption volcanique de l’île de Santorin a certainement dut être une véritable épreuve, elle n’explique pas tout. L’éruption est en effet datée de 1650 avant J.C  tandis que l’abandon des nouveaux palais remonterait à environ 1400 avant J.C.

Une nouvelle étude donne par ailleurs une autre lecture de l’évolution de la civilisation minoenne et nous rappelle que l’histoire était sans doute plus complexe qu’elle ne paraitUn phénomène d’abandon des sites et d’habitations minoennes a été observé dans la plupart des régions de Crète 

Les Minoens demeurent ainsi un peuple mystérieux bien que les découvertes archéologiques révèlent une civilisation qui semble avoir développé une maîtrise certaine des arts, de l’architecture et de la navigation.Céramiques, orfèvrerie, métallurgie, gravure sur pierre, peinture, autant de discipline dans lesquelles les Minoens excellaient.

D’ou venaient leur savoir ?

Bien des mystères  et des secrets entourent toujours ce peuple et sa disparition tragique ! Ancêtres des grecs, ils ont incontestablement été à l’origine d leur civilisation , de leur art, leurs mythes,  leur grandeur  leur philosophie .

sources :

Histoire du monde Wikipédia- la Crete-

la mythologie grecque-la civilisation minoenne -les secrets du passe minoen

Crete : à la rencontre d la civilisation minoenne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s