Gilles Compagnon – Pamphlet-constat


À peine cuit
mais just’à point
nommé, observé…
Petit trot sans réflexion
et grand galop économique,
deux mamelles qui gênent
aux entournures dans le calbute
du con moyen qui marche
sur ses deux œufs roupignolesques
traînant à terre derrière lui…
Ce jeudi gris si traîne-semelle
à ne pas reconnaître
son intime plein de censure
auquel à minima,
on devrait se soumettre
ne serait-ce pour se prouver égoïstement
qu’une once d’intellect
nous sous-tend
encore un peu…
Mais non, malgré ça,
tout semble se cantonner
nulle part, loin de tout,
déjà promis aux oubliettes…
Nos rues se tapissent
de masques tous tissus
tout couleur
de gants, de divers détritus
et t’appelles ça
« mesures barrières »
 » principes élémentaires de précautions »
et je ne sais de quels titres
tous plus pipeaux
les uns que les autres,
qu’on te sert en grumeaux
dans la farine où tu sembles
te complaire,
quand le virus dans ton froc
se fait dessus tes us
devenus diarrhéiques,
par principe du foutisme
délibéré
acquis à la force vibreuse
de ton flasque poignet…
Le gouvernement pousse
à ce qu’on reprenne du collier
des bénéfices d’actionnariat,
au détriment de l’exploité
qui trinquera une nouvelle fois,
qui augmentera ses cadences,
et son temps d’utilisation
pour bien piper son patron
à sa juste attente
de démesure supputée
et encouragée
par le voulu et orchestré
chômage au bal des experts
dans l’export feutré
de métiers délocalisés
vers de nouveaux pays
sous-industrialisés,
qu’on fera bosser
pour trois sous et deux citrons…
La victime du système relancé
après Covid ou de je ne sais
quelle appendicite
sera toujours celui qui donne
sa sueur jusqu’à,
en fin de mois,
n’en plus rien toucher
tant son investissement est allé
bien au-delà de sa santé,
mise en chantier aussi,
mais sur une vraie base
au rabais…
On achète de plus en plus
n’importe quoi
comme le couple qui cherche
à te doubler à la caisse
enregistreuse !
faut remplir le caddie
ras bord
pour mieux catégoriser
sa bêtise en flagrant délit
et son niveau social
à bonne hauteur de compétition,
l’heure est à consommer
bien plus
qu’au besoin utile et nécessaire
et ça, tu l’as bien compris,
au détriment du reste…
Alors, on jette à corps perdu
la perte totale de son corps
au caniveau
dans les massifs fleuris
par ta taxe d’habitation
et d’enlèvements d’ordures…
Et t’es même pas content
de tes résultats obtenus
de ton non-respect
de ton semblable
qui t’accoutument
au grand n’importe quoi,
au jet de ta signature
sur la voie publique
comme ton chien
qui, sous sa queue,
la déjecte au bout de la laisse
qui te retient de le laisser partir…
T’as peur de devenir un solitaire
alors que,
comme ton ombre,
t’es déjà seul derrière toi
en attente
que le soleil tourne
ou
que la terre te vire aussi…
Te vire et te tienne une fois
pour toutes
à côté de tes funèbres
pompes de marque,
de tes Adidas achetés à crédit
qui te niquent debout
ta vie de merde
par les deux bouts
du système engloutisseur
qui t’a perdu d’avance
à tout jamais !…

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