Pascal Depresle – Nylon

Allez viens,

prends ma main,

n’aie pas peur du lendemain,

tu sais, il reste mille et une nuits,

d’autres à inventer,

pour faire crisser en nous

le nylon de nos peaux.

L’automne est assassin, qui ne m’a pas

laisser d’adresse,

pas un mot d’amour,

pas de nuit,

ni de jour.

De la tempête,

ne me restent en tête

que les brûlures

qui serpentaient,

rivières salées qui creusent

des sillons sur mes joues.

L’automne est assassin

qui m’a dit tu me manques,

je crois,

puis qui m’a écrit

il n’y a pas de lendemain

dans nos cris,

vis, ne m’attends pas.

Les yeux dans les yeux,

Souvenirs sans aveux,

il reste quelques lettres

à pendre aux fenêtres

des tours de béton.

Alors viens,

tiens ma main,

n’aie pas peur du lendemain,

je le sais,

il reste mille et une nuits,

d’autres cris à murmurer,

pour faire crisser

nos souvenirs futurs,

le nylon de nos frissons.

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