Ludovic Richard – Tu sais…

Tu sais,
J’espère que ce n’est pas génétique,
Ce mal que je traîne…
Que ça ne se transmet pas,
Qu’ça cramera avec moi !
J’ai peur qu’ils me ressemblent…
Toutes ces voix qui me hantent,
Ces mots, ces vers,
Tout ce fracas !
Ces foutues questions…
Ces réponses,
Toutes ces vagues incessantes de chaos à déguiser,
Ça me broie !
Quarante balais à peine et vois !
Il reste quoi de ce que j’aurais pu être ?…
Des lambeaux d’humanité gerbés dans des cahiers…
Et quelques points de suspension…
Sinon quoi ?
Douleur et errance,
Froideur et violence.
J’suis rien qu’une pute dans un monde sans trottoir !…
Bordel j’suis nulle part !
Ça n’a rien d’un cadeau de tourner plus vite que la ronde,
Ça use l’âme jusqu’à la corde !
J’suis tell’ment fatigué,
Je le souhaite à personne.
Écrire est un fardeau,
Une armée de fantômes,
Enfin,
Parfois…
Une décennie, ou presque,
Sans fermer l’œil plus de trois heures consécutives,
C’est pas un truc à vivre.
Plus t’en baves…
Et plus tu tiens !…
C’est pas un truc à vivre.
Tu finis par tout regarder de loin,
Les autres, puis toi,
Puis plus rien !
J’suis pas foutu d’aimer à l’endroit…
La solitude,
J’veux pas qu’ils vivent ça.
J’ai un peu la nausée,
Je crois que j’vais rentrer…
J’voudrais pouvoir m’éprendre
D’une ombre ou d’un soupir ;
J’voudrais pouvoir m’étendre et t’entendre sourire…

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