Gilles Compagnon – La nuit j’écume ce qu’il me reste

La nuit j’écume
ce qu’il me reste
du jour
sous l’aisselle
de ton genou
de chancelière
de ma réalité

La nuit
je m’enroule
en ta beauté
évanescente
déroulée au lit
pour moi
juste
ce qu’il faut

La nuit j’apprends
ton corps par cœur
et chaque soir
je te révise
pour mieux réciter
notre lieu
intemporel
commun d’amour

La nuit
nous prend
sans dessus
dessous.
Et on chavire
et on se noue.

Faut que ça
bouge.
Et que le rêve
crisse
en tous sens.

La nuit parcourt
et tombe
les dentelles
et les raffinés
affamés délices
se lient
hors des draps
moulés tissés
de lin

l’autre pour l’un
et vice et versa
in fine à l’infini ;

pas toujours,
mais enfin
presque…

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