Anna Maria Carulina Celli – Je peignais une girafe

Ma main était un peu lasse
Je peignais une girafe
Parfois sur mon nez s’écrasait une goutte de pluie
La plus grande surprise de la journée
Non que la vie m’ennuie
Seulement l’on voudrait voir surgir quelque chose de fortuit
Un dodo ou bien un colibri échappé d’une forêt secrète
Un coquelicot poussé dessus les grèves de la mer Rouge
Un œil bleu apparu sur une page de la mémoire
Dont on aurait corné la page
Avant de refermer le livre
Songeant à ce regard que l’on voudrait un jour relire
Et qui tel un moineau du printemps
Reviendrait à la bouche comme à son nid
Avec un brin léger
Au bec, un baiser
Un rien de bécot
Devant une chandelle morte
Je peignais une girafe et le vent était frais
Quand porté par sa plume s’est posé mon ami Pierrot
Sans doute m’avait-il écrit un mot
Un mot doux au creux du cou
Ainsi je lui ai ouvert ma porte
Pour l’amour du feu
La brise du soir faisait tourner la roue de la fortune
Avant de s’arrêter sur un petit nuage
Nous avons marché sur la lune
Main dans la main au cours de ce bref voyage
Aller un jour
Un jour retour

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