Brigitte Parraud – Rêve

Une ville aux coupoles tordues, aux escaliers innombrables, qui aboutissent on ne sait où.

Elle bruit d’une rumeur de jour de marché, mais de marché je n’en vois pas.

Les rues sont presque désertes, humainement parlant. Mais il y a des oiseaux, des chiens, des chats

en nombre. Et cette tortue, tout en bas d’un escalier.

Je jurerai qu’elle me regarde du coin de l’œil.

Un chien passe devant moi et me dit :

– Dépêche-toi au lieu de rêvasser !

Je lui réponds en riant :

– Tu te prends pour le lapin blanc ?

Il a l’air vexé.

Il revient vers moi et me dit, laissant traîner sa grande langue rose presque jusqu’à terre :

– Tu ferais mieux de descendre l’escalier avant qu’il disparaisse. Il est là en bas et il t’attend.

Je réfléchis et réponds :

– Est-ce qu’il a une grande langue rose comme toi ?

Il se met à rire de son drôle de rire de chien. Et il répond à son tour :

– Bien sûr puisque c’est ce que tu voulais !

Sur ce, il se met à pleuvoir.

Je cours vers l’escalier…

Et je me réveille.

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