Le sentier des amitiés perdues (Extrait)- Eric Costan

Parfois le murmure s’éloigne

la pierre se ferme

mais je sais ton retour

J’aime bien quand tu veilles

Alors tu écartes la pierre

chuchotes l’infini

Tout flotte superbe

prend corps

règne

Tu es mon ange

Chaque mot donné

est un baiser du bout des dents

*

L’homme assombri te confond

Berges souples libellules

Se noyer longtemps sortir neuf

embaumé de vie

La mémoire de la rivière

*

Le radeau avance disloqué

Huck

mon seul ami avait tout de toi

Fleuve de plus en plus large et turbide

Parfois une île

Qui passe

Lui peut être

chenu

Huck et l’ami

c’est suffisant pour tenir belle une vie comme le Mississippi

*

On finit par ne plus être qu’épaule

Racine oreiller

Pneumatophore hanté de vérités impossibles

échanges écorchés cicatrisés au saumâtre

Je m’appuie aussi sur mon épaule

*

J’ai gardé la mémoire de l’ombre

Comme vous j’ai un peu d’arbre en moi

je penche vers la lumière

*

Photo de Julie Ladret

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