Jean Diharsce – J’écris.

J’écris.

De plus en plus

comme on fait la couture ou de la broderie.

Je m’attache aux ourlets pour rester à la taille

(ni le trop, ni trop peu)

en cacher les accrocs,

ces blessures de toile.

Je m’essaie aux dentelles pour aller à l’épure,

je murmure l’amour en fronçant quelques mots,

je surfile les larmes.

L’ouvrage fait n’étant au bout du compte qu’un habit à poser sur les estafilades et les dissimuler au regard du passant.

Nul ne sait la doublure. Je reprise la vie.

J’écris.

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