Véronique Higelin – Vibrer tant


J’ai appris ton tout corps sur le bout de mes doigts,
Jamais rien n’est trop pour atteindre le bonheur,
Dans ma mémoire le doux écho de ta voix,
Avec toi dissipés les contours du malheur.


Ma bouche connaît par cœur le grain de ta peau,
Mes mains vides viennent caresser tes cheveux,
Sur la couche les perles de sueur tel cadeau,
Naître sous l’exquise brûlure d’un « je veux »


Parfois j’ai bu les pleurs de ton âme peinée,
Ecoutant tes mots divulguer tes blessures,
Tant de maux que vers ailleurs j’ai voulu drainer,
T’apaiser alors avec force murmures.


Dans la brume lactée, les sables émouvants,
Mon cerveau, dans tes méandres, se perd toujours,
Et mon cœur s’enlise tout en te soulevant,
Toi, mon seul amour au décompte de mes jours.


les volutes bleues sinuent devant mes yeux,
Et s’alourdissent en clignant mes paupières,
Je divague sur ton univers si soyeux,
Oui vibrer tant avant que d’être poussière.

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