Jo Cassen – Lassé des balivernes (Sonnet marotique)

J’ai su qu’il était temps, lors je comptais les jours,
Je me devais ce soir de vivre et de sourire ;
Comme la brave crêpe aime la poêle à frire,
On se fait au moment, on s’amuse toujours.
J’ai ri plus que souvent et dit bien des bonjours
Aux passants étonnés ; parfois j’ai pu transcrire
Le regard hébété, l’âne qui prête à rire ;
Je ne regrette rien des fastueux séjours.
Je suis cet homme étrange et je passe ma route ;
Je vois dessous le masque une autre banqueroute,
Sans doute suis-je cause, et fuis sans talisman.
Quand on tutoie un rêve, on vague en utopie,
On sait à l’évidence où se perd la copie ;
Le poète rebelle : un sujet de roman !

« Votre Nouveau Monde »

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