Jean Diharsce – Attendre

J’ai sur la main la douceur d’une nuque
l’envie insolente de vouloir me serrer,
caresser,
ne rien dire,
blottir ce qu’il reste de la peur de l’enfant,
de sa terreur des trahisons.


Tout un temps,
celui de l’abandon,
juste au bord du pas bien,
quand la tête roule seule
que le corps fait mal.


Celui de se poser,
en paix,
sans autre enjeu que le moment,
celui du bien,
celui du chaud.


Reboucher la fêlure,
dormir enfin,
en toi.


Traverser la nuit,
aller,
sourire,
jusqu’à demain.


Ne rien céder de ce qu’on est,
avoir tout fait de soi que l’on pouvait en faire,
attendre.


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s