Laurent Ivaldi – Les vieux

Le vieux… rappelle-toi…
Et la vieille d’avant
Quels sont leurs noms déjà ?
Rappelle-toi ! Tu sais, ceux que l’on ne croise plus.
Quand la fatigue les tiens,
Ils sortent,
juste un bout de nez,
une paire de lunette,
un pied entre leur porte.
Lentement
Ils s’effacent à la vie
Ils gomment l’avenir
Tirent le trait
N’attendent plus
N’espèrent rien que le mieux possible
Derrière les rideaux
Leurs ombres lentes
Hantent de vieilles armoires
Et du papier peint jauni
C’est fou ! Comme les vieux disparaissent, bien avant qu’ils ne meurent.


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