Carole Dailly -Ah Madeleine si tu savais

Ah Madeleine si tu savais
Dans le matin tout juste éclos
Lumineux et diaphane
Les oiseaux dans la rosée
Nichés dans les creux odorants
Des pousses d’herbes et de fleurs
Bienveillantes et fermes à souhait,
A rêver, à aimer
Nichés là, prématurés de manque et d’excès
Recueillis sous les grands arbres
Fées rempart du haut des hurle-vents,
Je souris d’un temps infini
Un temps de l’amour
Et puis j’ouvre les yeux
La lumière est là
Aérienne, ample,
Généreuse de soleil levant
Elle s’est déployée sur une brume blanche
Jusqu’au son scintillement de neige,
Jusqu’au rappel d’un rêve damassé de rosée
Tapis volant au bruissement de source
Et de l’appel enfanté de présents,
Flottant à l’encore
L’appel, lui toujours
Une douceur suspendue
Sur l’herbe moirée de fraîcheur
et les pierres-éclat
Elle est là
Comme il arrive parfois, plus que les autres jours,
Et moi aussi
Oh, Madeleine, comme tu savais

Portrait crayon gras et fusain

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