La voix des Poètes- non à la guerre – Gilles Compagnon – L’oreille posée au ras du sol

L’oreille posée au ras
du sol
j’entends le rêve
éclabousser
son impossible silence
d’un moment surpris
après l’orage du soir
Humide et fertile sol
de la soif
dans ce souk
invertébré du monde
qui se vend
sans vergogne
à la criée
à coup de bombes
et de déflagrations
flinguant sans scrupules
des innocents
qui n’avaient
rien demander de plus
que de vivre en paix
entre leurs quatre murs
et quelque ares
de verdure utile
à leur respiration
et leur équilibre.
Un silence de terreur
au gré des armes
qu’on propage
sans compter,
pour aider
à mieux s’étriper
entre gens issus
d’un même peuple
d’une même nation.
Un silence de mort
ponctué par
l’avancée des chars
des blindés
des particules de poison
sur décision d’un fou
que personne
n’empêche d’agir
et de sabrer en rond
le champagne du pire.
On observe
On se contente de commenter
Et la planète tourne
sans s’arrêter
non plus,
malgré tout.
J’entends le rêve
et de ma tête
éclaboussent
des orages,
des hordes
sauvages
sans restriction.

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