Sandra Lillo –

Je suis fatiguée de toutes ces petites maisons inventées
qui dévalent les fleuves
à moins ce soit les rues à moins ce soit
les pensées
Comme personne n’y est entré en avril
moudre le café
ni n’a dit Je suis venu
et ça se reflétait dans les carreaux les étincelles
du soleil
dès le matin les feuilles faisaient la course pour causer avec les oiseaux
On dirait c’est le vent qui porte les sacs de commissions
qui dit Bonjour répond Merci
et on lui tend la monnaie
j’emprunte sa démarche et il emprunte
mes pantalons
Plus tard je pense en buvant le café à toutes
les vies
aux salles de cinéma
quand la porte s’ouvrait côté jardin
on aurait dit par erreur on voyait la route
des anges
aux petites cordes de la pluie qui faisaient
sortir les vers de terre
aux derniers jours des grandes vacances
et au mot sur la table propre
ne pas oublier de rendre les clés

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