Muriel Odoyer – D’ivresse et de vent

D’ivresse et de vent
Je vivais l’instant
Sans jamais prendre ombrage
Du moindre voyage
Où mon esprit s’appareillait
Parfois, au-delà des idées
Dans un monde ouvert
A tous les éphémères


Et mon cœur dormant
S’inventait des printemps
Des amours en feuillage
Des rêves sans naufrage
Juste quelques envolées
Aussi lyriques que cerclées
Dans le souffle de la terre
Reniant toutes les frontières


Les mots faisaient pansement
Réveillant l’inconscient
Pointant leur doux plumage
Sur l’aube de la page
Le Verbe, je griffonnais
Sans jamais m’arrêter
Trouvant toujours lumière
A éclairer les vers


Sans cesse, rimes chantant
En plein foisonnement
Reliant tous les âges
Dans un bel engrenage
J’y voyais mon passé
Et mon futur noyés
Sous l’instant, comme se perd
Le temps dans l’univers


Et, mon âme se posant
Retrouvait son allant
Je libérais l’ancrage
Lui offrant un passage
Sans cesse éclairé
Par le désir d’aller
Bien plus loin que la terre
Là-bas, vers la lumière

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