Nefissa Ayachi

De l’éclair de l’instant, le poème orphelin face
au silence lourd de retraits en marée basse, tente d’éclore, s’arracher au sol durci, de l’ombilic ombrageux du marasme
De la compression empâtée de la glaise vers la courbure des formes ailées.
Triomphe sur l’ennui dans le geste gracile des mots, comme les pas d’une danse bacchique avec son ombre à Midi, dans la terre du Milieu.
Ne pas troubler l’évanescent écho, être
à soi-même rendu comme généreuse offrande
Frôler le mystère comme une brume sans empreinte étreint l’étang immobile
L’Obscur éclot comme fleur en ses pétales, une à une, la minime beauté, sans outrance, ni jactance, juste les mots en déliements ajourés, l’ornement ajourné.
La parole apatride en son lointain archipel, en l’Orient subjuguant, la langue de l’Entre-deux-Mers .
Hémisphère central du corps du poème en transit, l’éclat apaisé de sa texture sous la trame incandescente de l’invisible
Paysage qui se cambre entre la fleur et la racine dans l’intimité bruissante du désir,
sous la voilure de l’âme insulaire
La langue ignorée de l’étrangeté est tissée d’absences et de blessures au seuil sauvage du hasard
Quand même les passions juvéniles partent en cendres, poudres d’escampette.
En l’espace aléatoire du temps qui s’évanouit
Seule la mémoire intime oscillante entre le souvenir et l’oubli érige la nef immémoriale de la Tentation, le verbe bâtard y veille entre croix et bannières, l’aventure aux aguets…
Rien que la chair mortelle en géométrie variable et la plaie en profondeur sidérale, deux ailes calcinées en foi de l’antique amour… chimère muette qui se dresse devant nous.

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