Carole Dailly – L’autre – Extrait

Au large du coeur,

Marée haute

Et vent austère

Embruns de fond

Froid,

Loin la terre

Dedans s’abat

L’à-tout rompre

Et ça se serre

S’épand le noir

Le noir éther

Sur âme à-plat

Lie de misère

Mais tendre encore

Percer l’amer

Cracher l’enfer

L’apaiser même,

D’ici très bas

Jaillir chaleur

Jaillir grand air

Touché le fond

Coulée toute joie

Tu ne m’auras pas

Noyé le bleu

Le regard noir

J’y suis encore

Souffler avec le vent

Fondre misère

Et coeur fonder

Espace ouvert

Mêler l’argile

Au jour venant

Voir un visage

Répondre du néant

Tracer des signes

Sur chaque joue

Prendre à pleines mains

L’infime instant

Sortir le regard

Du grand encart

Ce que coûte l’espoir

Le franchir

A la claire fontaine, m’en allant promener,

j’ai trouvé l’eau si claire que je me suis baignée

Cette sorte de silence

Cette caresse

Les gestes comme une danse

Aux ribambelles de bulles

Leur grâce de légèreté retrouvée

Presque un rire

Dis, c’est encore loin, la mer

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