Anna Maria Carulina Celli – Mes ruisseaux sont des sentiers

Mes ruisseaux sont des sentiers
J’écoute les voix d’eau et suis le rayon qui court
Un courant d’air fredonné au-dessus des secrets
Où le chant des morts sous les reflets, sourd
Couchée par-dessus la pierre millénaire
Qui refermera la dernière porte, un jour
La main tirée par le fil de l’onde
J’entre dans la palpitation de l’arbre
Houle jade fougère
Encens de chênes et de figuiers
Je tombe dans les paumes, à l’envers
Rêve que je rêve du blé tendre ployé
Dessous le soleil en prière
Éblouissement du psaume de la lumière
Mon rêve est la réalité
Mes rivières sont des artères
J’écoute le pouls de l’eau et suis le torrent
Vrombir farouche charriant la mémoire des roches
Où le cantique des morts héroïques
Appelle la révolte des vivants
Dressée dessus, la pierre millénaire
Qui ouvrira la dernière porte, une nuit
Une nuit étrange où cesseront les cris
La main dardée en flamme
A marée haute, dans les lianes bleues
J’entre
Roulis d’émeraudes et de diamants
Je descends
Attirée par les contre fonds aériens
Je reviens

Tableau Anto Tomasini

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