Nicole Milhac : Méditation souriante pour un Éveil



Oublié entre rêves et nuages
Dressé sur l’horizon, un arbre veille
On devine à peine dans le fouillis
Le cœur jaune du soleil timide cherche
Son double pour oser se réchauffer
Au miroir marin d’un autre lui même
Éclair au delà de toute durée
L’éveil étale sa lucidité bleuie
Peu à peu à même le vaste ciel
Tout en bas la mèche allumée fait torche
Le soleil éclabousse de flammèches
Les lourds nuages fuyant vers les maisons
J’ai écarté un à un tous mes doigts et
Ouvert au plus large mes bras tendus.
Rotation à m’en faire péter les clavicules
Ah mon acromion mignon, fais fondre,
Je te prie, mes épaules trop rondes
Et s’étirer ce trapèze chavirant ma nuque
Pour creuser jusqu’en bas ce canal
Où dort l’hiver une couleuvre géante
Nommée Sushumna, quelle jouissance
Quand fuse tout le jour dans l’Abraço
Qui accueille, et le jour et le monde. Mais …
Chut, je ne dirai pas où se niche votre intime !

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