Gilles Compagnon – Lisser le temps…

Lisser le temps jusqu’au bord filtrant de l’égratignure

Se fondre au mitan de notre suspecte sanglée blessure

Rompre la corde usée d’osées non recousues cicatrices

Apprivoiser l’espace supposé scrutateur in fine de sa mort

Il nous viendra un songe à lui lustrer la moindre vibrisse

Prendre sa vie encore comme un réel et fort corps à corps

S’accorder à ne plus faire cas des départs des peines des pertes

des amis à jamais envolés tous nos si proches chers disparus

Ne se garder en tête que le partage des nombreux souvenirs

Des meilleurs comme des pires sur l’échelle du rire

Ne rien en détruire pesant sur le construire des lendemains

Échafauder au mieux son abri d’encadrée à jamais solitude

Jusqu’à sa fin faire tant que soit peu toujours encore

vibrer en nos artères notre fragile lié, patient édifice…

Photo Julie Ladret

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