Jean Diharsce – comme on lit une estampe…

Et je porte dans moi la mémoire des hommes,
celle des tolérances,
de toutes différences,
comme un reflet miroir au revers terrifiant de tous les intégrismes.
Un idéal
sans doute
où les femmes et les hommes n’avaient nul besoin de droits pour se choisir leur vie,
sans tutelle,
sans dieu.
Un rêve où l’on ne laissait pas
des enfants dans la mort
sous le prétexte honteux
qu’ils étaient nés ailleurs
dans des guerres absurdes.
Une utopie,
la mienne,
bisounours à chameau,
un soir de désarroi
à ne lire partout que les mots de la haine.
Ne renvoyer dès lors que d’autres mots à vivre.
Doucement,
sans crier,
aller un peu plus loin
comme on lit une estampe.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s