Le mercredi des enfants : Monsieur soleil est de retour !

Comptines et poésies du printemps

La complainte de la marguerite

Les « Je t’aime, un peu, beaucoup »,

Ne sont guère de mon goût.

Les serments d’amour m’irritent,

se plaignait la marguerite.

Car c’est là mon infortune.

Aussitôt que débute une

affaire sentimentale.

J’y laisse tous mes pétales.

Le rouge-gorge

Le rouge-gorge est au verger ;

Ah ! qu’il est joli, le voleur ;

Il ne pèse pas plus que plume

Et le vent le balance à son gré

Comme une fleur ;

Ah ! qu’il est joli, le voleur de prunes.

Oiseau, bel oiseau d’automne,

Voici l’oseille qui rougit

Dans l’herbe,

Et la feuille du poirier jaune ;

Tout se couvre de pourpre et de vieil or superbe

Avant l’hiver gris.

Tristan KLINGSOR

 

Le muguet

Un bouquet de muguet,
Deux bouquets de muguet,
Au guet ! Au guet !
Mes amis, il m’en souviendrait,
Chaque printemps au premier Mai.
Trois bouquets de muguet,
Gai ! Gai !
Au premier Mai,
Franc bouquet de muguet.

Robert DESNOS

Le lapin

L’oeil ombré de longs cils courbés

Le pelage roux, le nez rose,

Encore très petite chose

Et l’air innocent des bébés :

C’était un lapin de garenne

Qui goûtait la fraîcheur du vent,

Faisant toilette librement,

Et marchant, comme on se promène.

Claire DE LA SOUJEOLE

La p’tite Énigme

Trois personnes sont sur un pont. La personne qui est au milieu voit et marche. Celle qui est devant ne voit pas et ne marche pas. Celle qui est derrière voit mais ne marche pas. Et tous avancent.

Allez on cherche, on fait appel à ses cellules grises on trouve… Sinon langue au chat en bas de page.

Blagounettes

Un touriste Japonais prend un taxi à l’aéroport français. Sur la route, le taxi croise une Toyota. Le Japonais dit alors :
– Ah ! Moteur japonais, va très vite !
Le taxi ne dit rien. Il croise alors une moto et le Japonais dit :
– Ah ! Kawasaki ! Moteur japonais, va très vite !
Le taxi se mord les lèvres. Quand ils arrivent enfin, il dit au Japonais :
– Ça fait 40 euros.
– C’est cher !
– Compteur japonais… Va très vite !

Toto discute à la recréation avec un copain. Celui-ci lui dit :
– Moi, quand j’aide mes parents à mettre la table, il me donne 2 euros.
Une fois rentré chez lui, Toto dit à ses parents :
– Papa, maman, j’ai rangé ma chambre ! Et je vais mettre la table !
Une fois les corvées terminées sa maman lui dit :
– Toto, comme tu as été très sage, papa et moi nous avons décidé de te donner un euro ! Alors, qu’est-ce qu’on dit ?
– C’est tout ?

Toto rentre de l’école. En arrivant dans la cuisine, il sort de sa poche une énorme et dégoutante crotte de chien, la pose sur la table devant sa maman et lui dit :
– Tu as vu, maman, dans quoi j’ai failli marcher ?!

Toto se promène avec sa mère. Soudain, celle-ci lui dit :
– Oh, regarde ! Un oiseau mort !
Toto lève alors la tête :
– Où ça, où ça ?

Toto est à l’école et la maîtresse lui dit :
– Toto, pourquoi as-tu toujours les doigts dans le nez en classe ?
– Parce que je n’ai pas le droit de le faire à la maison…

Une chorale répète pour la messe de minuit du 24 décembre. Le prêtre décèle quelque chose d’anormal. Pour en avoir le cœur net, il demande à chacun des membres de chanter seul. Vient le tour de Toto. Celui-ci entonne bruyamment : « Léon ! Léon ! ».
– Toto, arrête ! Tu tiens ton livre de chant à l’envers. Les paroles c’est « Noël, noël »…

Le jeu des 8 erreurs

Le génie de l’amphore, un conte de Carmen Montet

Il y a bien longtemps, dans un pays d’orient, un père et ses trois fils vivaient dans un grand domaine riche. Les garçons travaillaient pour lui. L’ainé était assez poltron et fainéant et se cachait souvent pour ne pas aider . Le second était sage et travailleur. Quant au troisième, il n’aimait que s’amuser, se distraire et jouer dans les tavernes. Le père souvent sermonnait les deux frivoles  si peu disposés à faire fructifier les biens de la famille …Il arriva qu’un jour le père, avant de mourir, les  informa de la part d’« héritage « qu’il concédait à chacun : l’ainé comme il était coutume dans ce pays et dans tous les autres pays, reçut la propriété entière et les prairies. Le second ne reçût qu’une amphore légèrement ébréchée et le troisième un troupeau de buffles et des terres fertiles . Le cadet était furieux de ce testament alors que les deux autres se réjouissaient. Le cadet   demanda des explications à son père :

-Père, je sais que tu vas nous quitter, mais pourquoi m’avoir ainsi dépouillé. N’ai-je pas bien travaillé pour vous depuis mon enfance ? Pourquoi cette injustice ?

-Mon fils, tu as toujours été mon préféré, ma fierté, ma grande consolation. Sans toi le domaine n’existerait plus !

-Alors pourquoi me déshériter  ?

-Je ne te déshérite pas mon fils ! Bien au contraire ! Tu ….

Il ne put finir sa phrase : il s’éteignit dans les bras de son cadet avec un sourire apaisé qui illumina son visage.

Après sa disparition, les relations entre le cadet et les deux autres se tendirent et s’assombrirent . L’ainé passait toutes ses journées à dormir et la nuit à faire la fête. Le plus jeune jouait aux cartes et perdait chaque jour une part de son troupeau et de ses terres. Au bout d’un mois, une violente querelle éclata entre les trois frères :

-J’en ai assez de travailler seul ! dit le cadet ! Vous êtes des bons à rien ! Vous ne méritez pas l’héritage de père !

-Alors va-t’en  ! Pars sur le champ et ne remets plus jamais les pieds ici ! Menaça l’ainé.
Le cadet venait de claquer la porte et allait monter sur son cheval quand les deux frères réapparurent en riant :

-Tu oublies ça ! Lui lança l’ainé en déposant l’amphore ! Ton héritage !

Le cadet sous leurs sarcasmes, prit l’amphore, la chargea sur son cheval et partit. La nuit était froide . Très froide. Où allait-il ? Il ne le savait pas, droit devant lui. Il vit une étoile qui brillait plus qu’une autre et projeta de la suivre. Durant sept jours, il traversa des déserts, des villes, des montagnes, des villages, des mers. Son cheval était épuisé alors le cadet s’arrêta. La bête à bout de souffle s’effondra. Dans sa chute, l’amphore tomba également et le bouchon qui la refermait sortit. Fatigué et attristé par la mort de son cheval, l’homme ne  s’occupa pas de l’amphore.

C’est alors dans un tourbillon de nuages et de pluie de fines étoiles, qu’un  génie sortit de l’amphore :

-Que puis -je faire maitre pour vous être agréable, maitre ? 

Le cadet, autant surpris qu’effrayé murmura :

-Mais qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?

-Mon maitre, je suis le génie de l’amphore et comme j’ai servi votre père il y a vingt ans, je dois vous servir à votre tour. Mais attention, vous n’aurez que trois souhaits à me demander ! Si par malheur vous n’obéissiez pas à cette règle sacrée, que vous me demandiez un quatrième vœu, alors ce dernier vœu se réaliserait, mais vous perdriez tout ce que les trois vœux vous auraient donné !

-Vous dites que vous avez servi mon père mais comment ?

-Votre père était un brave jeune homme. Il travaillait dur mais il fut chassé de ses terres par le vizir avide et cupide. Il marcha longtemps dans le désert. Il trouva l’amphore enfouie dans le sable. Elle était à moitié brisée mais il la restaura de ses mains habiles et quand l’amphore fut totalement restaurée, je lui apparus comme cette nuit devant vous et je lui demandais ce qu’il désirait pour le remercier de m’avoir sauvé.

-Et que vous a t -il demandé ?

-Un chameau pour pouvoir se déplacer, puis après une maison pour pouvoir y vivre quelques terres fertiles …

-Génie je comprends à présent ce que voulait me dire mon père au sujet de mon héritage. Génie je ne te demanderai rien d’autre que ce que mon père t’as déjà demandé et d’abord un cheval pou remplacer  mon fidèle compagnon !

-Qu’il en soit ainsi !

Et le génie fit apparaitre un magnifique étalon ? Plus tard il offrit une grande demeure fort belle cossue avec des tourelles et de nombreuse dépendance, en marbre blanc et rose : une splendeur…

Le cadet s’y installa  et obtint des terres incultes dont il fit un jardin. Puis il fit la connaissance d’une jeune fille dont il tomba amoureux. Il l’épousa.

 La prospérité et la paix s’installèrent dans toute la contrée…Le génie venait de réaliser les trois vœux du cadet.

L’amphore fut délicatement placée dans une cave fermée à double tour  .La clé se trouvait autour du cou de cadet. Personne ne devait la prendre.

Le temps passa …Les deux frères tombèrent dans la disgrâce et la pauvreté et furent obligés de vendre la maison paternelle. Ils avaient appris que leur cadet avait réussi miraculeusement sa vie et vivait prospère dans un pays voisin.

Un jour, ils se présentèrent chez lui. Comme ils ne purent pénétrer à l’intérieur, ils attendirent Cadet à la porte et quand il sortit, ils se précipitèrent vers lui :

-Cadet nous sommes tes frères et tu es de notre famille ! Vas-tu nous laisser dans la misère et la mendicité ?

-Cadet leur donna de l’argent, beaucoup d’argent mais il refusa de les recevoir à sa table et chez lui.

Avec cet argent les deux frères s’achetèrent des vêtements élégants, des armes, des chevaux et allèrent voir le vizir qui était un ambitieux avide de richesses :

-Vizir, nous connaissons un homme très très riche. Nous pensons qu’il tient ces richesses du vol de la contrebande, du trafic car il n’a pas pu les obtenir honnêtement : il était très pauvre il y a sept ans et il est devenu le plus riche du pays. Il parle de justice avec ses gens et conteste votre autorité. Il demeure pas très loin d’ici…

Le vizir visita Cadet et put voir de ses yeux les richesses en question.

-D’où vous viennent toutes ces richesses : marbre,or, étoffe de soie … Vous n’étiez à l’origine  qu’un simple paysan  ?

-J’ai beaucoup travaillé !

-À quoi ? À voler, à usurper ?

-Je ne vous retiens pas vizir ! Dit Cadet. Adieu !

-Nous allons nous revoir bientôt !

Quelques jours plus tard, le vizir lança une armée chevronnée contre le domaine de cadet. Il  brula sa maison, tua quelques paysans et fit prisonnier tout le reste des habitants. Il chassa Cadet de son palais avec ses enfants :

-Je vous autorise à ne prendre qu’une seule chose ! Ricana le vizir.

Cadet prit l’amphore !

-Pas de chevaux ? Pas d’eau pour votre voyage ? Questionna le Vizir

-L’eau se trouve à l’intérieur de l’amphore ! Pour les chevaux, nous avons de bonnes jambes  !

-Eh bien adieu !

Cadet suivi des siens s’engouffra dans la foret qu’il connaissait bien. Là, il y avait des chaumières construites par les forestiers. Certains s’y étaient déjà réfugiés. Cadet les rassembla :

-Mes amis, cette retraite n’est qu’une astuce, une ruse ! Nous reprendrons notre village, je vous en fais la promesse !

La nuit tomba. Cadet saisit l’amphore et alla se cacher. Il ouvrit le bouchon de l’amphore. Le génie réapparut :

-Que puis-je pour vous maitre ? Vous savez que vous ne pouvez plus faire de vœu !

-Génie grand génie, ce que je te demande c’est de sauver les prisonniers que le vizir détient, c’est de guérir les plaies de mes fidèles serviteurs blessés, c’est d’aider les gens  qui ont tout perdu et ont subi les violences des soldats  ! Pour moi je ne demande rien ! Je suis prêt à retourner travailler dans les champs, à n’avoir plus aucun bien ni aucune richesses, ni aucun cheval,  de ne disposer que de mes mains et de celles de mes enfants et de mon épouse !

-Qu’il en soit ainsi  !

Et le génie fit apparaître une armée de soldats invincibles qui combattit le vizir vaillamment et anéantit ses troupes. Ce dernier mortellement blessé déposa les armes et reconnut la perte de tous ses états au profit des habitants des provinces qu’il venait d’asservir.

Cadet retrouva sa condition modeste de travailleur de la terre, mais il fut heureux d’être entouré de sa famille, de ses gens, de ses amis, de tous ceux qui l’aimaient.

Il garda précieusement l’amphore auprès de lui et la remit à son fils avant de mourir.

Réponses au jeu

Enigme

il s’agit d’une femme enceinte. L’enfant à venir est devant et ne voit rien, l’enfant dans son dos non plus !

Les 8 différences

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