Un jour, un poème : » Dans l’apaisement des chevaux  » Arkel

J’ai dégrafé un bouton de ma chemise, j’ai l’intelligence des retards, j’ai le soupçon des cicatrices, je livre un livre aux rotatives, j’ai décalé des rayons du soleil qui gênaient tes clins d’œil, j’ai joui hier soir en entendant ta voix, j’ai signé pour de nouveaux plâtres, j’ai des articulations qui lâchent dans ces mois d’hiver, je caresse toujours tes fesses la nuit, mes mains sont tes rotatives, les solutions sont sur la lune quand tu dégrafes les boutons de ma chemise, j’ai la puissance du singe qui fabrique un outil, il reste à faire l’homme, je souris, même je ris, et je prends à témoin nos heures cassées, je soulève le capot de la bagnole pour célébrer les chevaux qui y habitent pour service rendu, ils ont un nombre incalculable de kilomètres autoroutes dans les jambes, j’augmente le volume de la musique, j’ai des ciels qui défilent, et des étoiles qui s’accrochent sur le par brise, bris de glace compris, j’ai l’effraction facile sur tes seins, je n’ai aucun rival sinon ce temps qui passe, et ma peau qui s’améliore sur ta peau, je fais tourner des rotatives pour défier les roulements à bille, je ne remonte plus mon moulin à paroles, laissant paitre les horloges dans le dégrafage de ma chemise, et nous mettrons les pieds dans l’eau minuit à regarder les étoiles plonger, j’ai l’outil dans les mains, me reste à devenir un homme
Je livre un livre aux rotatives.

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