Quarante cinq ans déjà… – Thierry Montgaillard

Sur la plage, maintenant souvenirs tendres,
Quand nous nous promenions, voici quarante ans,
Tous les deux nous aimions à entendre,
Notre avenir chanter par la mer et vent.

Parfois il nous semblait voir surgir l’ombre,
D’un impossible destin d’amour et de soleil,
Mais le temps de l’époque s’ennuageait sombre,
Tombaient les grêlons! A nos jeunes oreilles.

Bourdonnait dès lors en mille échos,
La victoire des « on-dit » qui pourrissaient nos vies,
La pépie d’amour est une soif inassouvie,
Comme un autre jadis, nous marchions sur ses flots.

A l’appel de ta chair voluptueuse et chaude,
Le vent des embruns nous gonflait de plaisir,
Nos âmes s’émerveillaient du souffle d’iode,
Et le ressac berçait tendrement nos désirs.

Un jour, à l’horizon, un bateau en souffrance,
Déchirait l’air d’un fort sifflement,
Comme les sternes fendant le ciel immense,
Tes pensées s’envolaient vers un autre continent.

Le présent te poussait vers moi dans ce monde,
…… Qui paraissait à nous,
Et des espoirs nouveaux, de seconde en seconde,
……Vibraient en nos cœurs fous.

Il y avait alors en plus de nous dans notre vie,
Je ne sais quoi de magnifique et d’irréel,
La brise répétait à nos âmes ravies,
« L’amour peut devenir aussi grand que le ciel
S’il s’ouvre vers l’infini »

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