Pascal Depresle – Fragments d’épures

Fragment d’épures.

Comme des reflets de mots

répondant au silence

des croquis.

Quelques photos,

ça et là,

attestent de notre passage,

ensemble,

quand nos mains

se tenaient par les sentiments.

Flèches et traits de crayons,

mauvaises mines, qui explosent

tantôt en couleurs,

tantôt en douleurs.

Du haut de son habitude

le chirurgien referme

les chairs écrasées,

réparées.

Ne reste que le cours silencieux des rivières.

reflets de mots,

clapotis qu’on, échange en silence,

parfois encore un peu,

sous le sceau du secret

qui fait mourir les reines et

les princes charmants dans

la force de l’âge.

Le carillon, s’est tu.

Il recompte ses heures,

redistribue les heurts

au coeur des amoureux, passés,

présents.

L’avenir n’appartient à personne,

quelle que soit l’heure,

quels que soit les travers

qui font mal aux chevilles

quand tu veux marcher droit.

Il ne faut rien emporter.

Tout au plus

quelques fragments d’épures.

Comme des reflets de mots

ressemblant au silence

des croquis.

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