Coups de gueule – L’actu de Pierre Thevenin

Beaucoup d’Antivax, Phillippot (alias Monsieur 1 parrainage) en tête, prennent parti pour le « charcutier » du Kremlin. Connerie de complotisme, quand tu nous tiens !

Les journalistes parlent de plus en plus, et avec appétit, de « l’hypothèse Le Pen ». Peut-être mais on oublie qu’elle est mise en examen depuis 2016 pour détournement de fonds publics. Elle a utilisé les salaires des assistants FN au Parlement européen pour payer ses permanents. Délit analogue à celui commis par Fillon qui, lui, a été jugé et condamné. On sait que le temps judiciaire est plus long que le temps politique mais pourquoi n’aurait-il pas la même durée pour tout le monde ? Et puis ce n’est pas la seule affaire où elle est mise en cause. Conduire « une bonne campagne », serait-ce faire oublier ce que l’on a volé ? En 2017, elle avait droit à un concert de casseroles à chacune de ses apparitions. Cette fois, rien. Les quincailliers n’en ont peut-être plus.

Le Mammuth Depardieu, sort de son silence : devant le public du Théâtre des Champs-Élysées, il a détourné les paroles de « Göttingen » en parlant des enfants de Marioupol. La guerre ne dure que depuis le 24 février, il lui fallait le temps de réaliser. Le pauvre n’a pas l’esprit aussi gros que le reste. Du coup, il est devenu tricard au Kremlin (il l’était déjà en Ukraine, je l’ai écrit). On parle même de le déchoir de sa nationalité russe. Le pauvre devra se contenter des deux autres : celle de l’Hexagone et celle de Dubai (pour cette dernière, il risque d’y avoir un problème aussi du fait que les liens de l’émirat avec Poutine sont on ne peut plus cordiaux). Si Trump revient au pouvoir, il pourra peut-être devenir Américain (à moins qu’il ne se soit « dégonflé » avant).

Yann Wehrling

-Meeting de Pécresse à la Porte de Versailles : Yann Wehrling, ex-écolo converti au valérisme, a loué l’avancée constituée par le Grenelle de l’Environnement. Grâce au minus, on aurait connu une progrès inédit dans la protection de la nature. C’est à ce moment que le public a sifflé le nom de Bismuth, qui n’était pas là (sans doute pour des raisons d’agenda : curieusement parce que les tribunaux ne sont pas ouverts le dimanche).

Je viens de lire l’ouvrage de Charline Vanhoenecker, intitulé « Aux vannes, citoyens ! » où elle analyse la fonction du rire dans l’univers politico-médiatique. Dans le chapitre intitulé « Les philosophes de la gaudriole », un passage est évidemment consacré à mon académicien préféré. Et je ne résiste pas à l’envie d’en citer un passage :

« Peu de philosophes, à l’exception notable de Bergson, se sont intéressés au rire. Heureusement, nos plus fameux boute-en-train de la pensée moderne se sont récemment emparés du sujet. Le plus emblématique étant le philosophe Alain Finkielkraut, polémiste zélé lorsqu’il s’agit de disserter sur le rire dont il ne maîtrise pas les codes, ce qui fait de lui une cible amusante pour les humoristes et lui permet de cultiver sa posture de martyr envoyé au bûcher des vannes ».

 » Ce que nous reproche au fond Finkie (c’est mon chouchou (c’est le mien aussi, je le réécris), je l’appelle donc affectueusement par son surnom), c’est de mettre à mal sa vision du monde, ce vieux monde qui est en train de s’éteindre et qu’il défend avec d’autant plus de hargne (c’est le mot juste) que son statut et ses privilèges en dépendent ».

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s