Carole Dailly – L’autre – Extrait

A l’odeur de ta peau, lire ta terre

Comment elle fonde

Comment elle fonde toi, ton univers,

Pourquoi je la reconnais

Les yeux fermés, ton sillage, ton silence

Ton silence de nuit tombée

Déjà dense, lune blanche encore veillée

A l’odeur de ta peau, de ton silence, lire ta terre

Tes paroles murmurées au vent

Quand les mots s’échappent à l’air libre

Moissons sauvages du champ des possibles,

Quand tu vas le chemin sans cesse recommencé

Le champ des labeurs qu’on œuvre le jour pour celui d’après

Que les autres sentiers sont des flûtes traversières

Avec toi, le jour d’après

Les yeux fermés, au souffle de ta présence

Trouver le sillage de ton silence

Et de tes paroles au vent du jour

Quand les mots sont tels qu’ils s’échappent à l’air libre

Et qu’importe si ce n’est qu’un instant

Au toucher de ta peau, sa densité et son mouvement

Toucher une terre qui serait comme toi

Connaître

La douceur des peaux comme une parole possible

Ecorce des arbres que nous sommes,

Nos branches suspendues et ouvertes,

Reliés au vivant, le mouvement en nous et l’animal

Leur regard sur les êtres

La force de leur regard,

Leur souffle nous guidant

Dans l’aura espace temps,

Et le lever des brumes

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