Arkel – Territoire en jachère

Parler d’amour dans un hall d’entrée, du vent partout qui se prend dans les portes, les rats qui prennent l’ascenseur, verticalité de l’orgasme sans désir, les chers corps que l’on prend d’un billet, et la bouche édentée qui sent l’homme sale, j’ai connu d’autres prairies

Pissotière glacée

Des filles givrées qui maquillent des lèvres gercées, du vent partout qui se prend dans leurs jambes, on entend des enfants pleurer et des rats qui ramènent du pain de la boulangerie d’à côté, un gant de toilette que je promène sur une peau bronzée, horizontalité des yeux perdus dans les souvenirs d’un autre pays, une bassine d’eau moussue où flotte encore d’anciennes larmes, j’ai connu un océan qui n’avait pas l’air d’y croire

Des flics partout et des feux que l’on frôle, des camarades dans un ascenseur en panne, des courses dans des yeux noirs, des escaliers avec la franchise du 11ème étage, avec l’outrance de sentir la pisse, je regarde le ciel avec une convenance agacée, j’ai l’air de rien

Et la conception des femmes que l’on frôle

Du vent dans les robes, et dégarnir des prestiges oubliés, les histoires d’amour deviennent toujours d’anciennes histoires d’amour, avec une robe de mariée au fond d’une penderie, je soulève des peaux qui évitent une administration de quatrième âge, je prends à mon compte les hauts de cœur, les culs sales, et j’en ris souvent

Avec du vent dans leurs jupes, je frôle des femmes amusées et perpendiculaires au planning des ascenseurs en panne

Je vous aime toujours

« Dans l’apaisement des chevaux »

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