A Henri – Cathy Balay

À Henri,

Tu as traversé nos vies avec délicatesse et tu nous as rendus meilleurs.

Tu disais, le regard en coin et l’œil malicieux : « Je peux pas être bête, j’ai été enseignant ! »

Tu disais avec une toute petite voix : « Je voudrais pas déranger » et cela nous faisait marrer.

Tu donnais à manger aux pigeons : « petit petit petit » avec beaucoup de patience. Tu leur parlais avec amour.

Toujours une blague sur toi. Toujours un bon mot.

Et avec ça le souci de l’autre qui te prenait comme un chagrin.

Tu rendais belle la vie avec tes écrits. Tu ne te prenais jamais au sérieux, mais l’écriture, si. Tu la prenais sacrément au sérieux. Tu la respectais. Elle te le rendait bien.

Tes textes sont magiques. Truculents. Métaphysiques. Henri, tu nous manques. On t’espère te marrant avec l’ange du onzième échelon (celui dont tu parlais dans ton texte sur les escargots), l’ange mis au rebut et dont tu te moquais avec tendresse. Et vous devez vous marrer en douce, sous le manteau du Bon Dieu. Au paradis des vrais gentils.

Alors, veille sur nous un petit peu. Un tout petit peu.

Fais-nous coucou parfois.

Riton, la bise chez vous !

A tout à l’heure, l’ami !

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