ALEXANDRE POUCHKINE (1799-1837)

Je vous aimais… et mon amour peut-être
Au fond du cœur n’est pas encore éteint.
Mais je saurai n’en rien laisser paraître.
Je ne veux plus vous faire de chagrin.
Je vous aimais d’un feu timide et tendre,
Souvent jaloux, mais si sincèrement,
Je vous aimais sans jamais rien attendre…
Ah! puisse un autre vous aimer autant.

La Chanson

(du poème “ Les Bohémiens ”)

 L’oiselet du bon Dieu

ne connaît ni souci ni travail.

Pourquoi se fatiguerait-il

à tresser un lit solide et durable?

La nuit est longue,

un rameau lui suffit pour dormir.

Vienne le soleil en sa gloire,

l’oiselet entend la voix de Dieu.

Il secoue ses plumes

et chante sa chanson.

Après le printemps,

splendeur de la nature,

vient l’été avec ses ardeurs;

Puis arrive le tardif automne

amenant brouillards et froidure.

Pauvres humains, tristes humains!

Vers de lointaines contrées,

en de tièdes climats,

au-delà de la mer bleue,

L’oiselet s’envole

jusqu’au printemps.

Traduction Prosper Mérimé

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