La voix des poètes- Non à la guerre ! Carmen Penn Ar Run

Petite observation qui rend encore plus puissant mon désir de continuer l’écriture. Sous prétexte du contexte actuel, la poésie est dévalorisée… pire même, elle est regardée avec mépris, condescendance. Au point de me donner l’impression qu’elle est le genre littéraire qu’on veut abattre si elle ne traite pas de la guerre. En cas de crise ce sont toujours les plus fragiles qui sont atteints. La poésie est délicate, elle est démunie… si parfois elle est cri, c’est un cri de violette qu’elle nous laisse entendre, car elle sonde l’infiniment petit, elle est le bistouri du corps subtile. Voyez-vous ce qu’il y a de grossier à la ridiculiser ! Le voyez-vous ? Elle agit, pauvres matérialistes, mais sur un plan qui dépasse le physique. Pourquoi tout vouloir ramener à la matière en oubliant l’élan qui donne courage et entretient la Vie ?

Carmen Penn ar Run

Laisser renaître en soi

le jaune des narcisses

la pensée du muguet

et quelques pas plus loin

le goût d’une framboise

mûre à la mort laisser

la nature enivrée

autoriser aux sens

de sortir des ténèbres

tu ne sais combien

de souffrances j’ai portées

laisse-moi déposer

mes prières d’amour

sur la terre qui éveille

la sève de la vie

pour les grâces promises

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