Thierry Montgaillard – Songeries doucereuses

Je songe souvent en fermant mes paupières,
A cet amour plus fort que l’espace et le temps ,
Alors je vois ma vie s’enfoncer toute entière,
Dans l’ivresse infinie de mes bras d’adolescent .

Chaque note cristalline et fraîche de ton rire,
Trouble encore mes sens ressuscités ,
Et dans cœur âgé, l’ivresse en délire,
Revisite à perfection tes charmes ignorés.

J’ai connu ton cœur anobli par la souffrance,
Mes yeux ont pénétré ton âme de clarté,
Devançant ce bonheur, devançant l’espérance,
Qu’importait nos dix ans face à l’éternité.

Mais en levant vers les miens, tes yeux en silence,
Dix ans, as tu répété, tu n’es qu’adolescent
Ton regard m’enrobait de sa caresse immense,
Je t’aime d’un amour, que certains dirait indécent.

Car ton corps était pour moi ce bonheur d’être,
Au présent, au passé, il est toujours parfait,
Je t’ai entrevue, un soir par la fenêtre,
Et un petit enfant te tenait la main.

Tu es devenue dans mon rêve immortelle,
Notre différence d’âge s’est estompée avec le temps,
Qu’est devenue cette lumière corporelle,
Que seul donne l’amour de ses baisers troublants.

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